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À la veille du vote, la coalition Diomaye Président a demandé le retrait immédiat de la proposition de loi. Selon ses responsables, plusieurs amendements introduits lors de l’examen du texte modifieraient profondément l’esprit du projet initial élaboré à l’issue des concertations nationales. Ils estiment que ces changements touchent à l’équilibre des institutions et méritent une consultation populaire par voie référendaire.
Parmi les dispositions contestées figurent notamment l’encadrement juridique de la haute trahison du chef de l’État, la limitation du pouvoir présidentiel de dissoudre l’Assemblée nationale ainsi que l’obligation faite au Président de déclarer son patrimoine à la fin de son mandat, en plus de la déclaration effectuée lors de sa prise de fonction.
La coalition Diomaye Président considère que ces modifications nécessitent un large consensus national. Elle appelle ainsi le Président de la République à soumettre cette réforme au peuple afin de garantir sa légitimité.
De son côté, le groupe parlementaire Pastef défend la proposition de loi. Son président, Mohamed Ayib Daffé, rappelle que cette réforme découle des recommandations formulées lors des Assises de la justice de 2024 et du dialogue sur le système politique organisé en 2025. Il estime que le temps est venu pour les institutions de prendre leurs responsabilités afin de concrétiser les réformes attendues.
Plusieurs organisations de la société civile ainsi que des formations de l’opposition ont également exprimé leurs réserves, dénonçant une procédure jugée précipitée et réclamant de nouvelles concertations.
Sauf retournement de situation, le texte devrait être adopté, le groupe parlementaire Pastef disposant d’une majorité confortable de 130 députés sur les 165 que compte l’Assemblée nationale.
Le vote de cette réforme est suivi avec une attention particulière, tant par la classe politique que par l’opinion publique, en raison de ses implications sur le fonctionnement des institutions de la République.
Fatoumata BALDE, Stagiaire
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